Réunions publiques des 24 et 25 mai 2019

M. le Maire et le Conseil municipal avaient convié les habitants à deux réunions publiques, l'une vendredi 24 mai à l'Hôpital Saint-Jean et l'autre samedi 25 mai à Cressensac. Environ 70 personnes sont venues assister à ces présentations et aux débats entre élus et habitants.

H. Fenni a commencé son intervention en rappelant les éléments essentiels de l'organisation de la commune nouvelle Cressensac-Sarrazac. Un conseil municipal de 27 membres, deux maires délégués : A. Chaumeil à Sarrazac et R. Jauberthie à Cressensac, 17 employés communaux, 7 budgets, un principal et 6 annexes. Il a aussi rappelé les domaines de compétences des 7 adjoints.

Ensuite, il a abordé les économies réalisées en 2019. 6 487€ économisés par renégociation de contrats avec le SYDED, les assurances bâtiments et véhicules, la SOCOTEC pour les installations de sécurité et pour la maintenance des campanaires.

Les effets de la fusion ont amené dans la commune en plus des dotations prévues, une dotation de solidarité rurale "centre bourg" de 74 599€. Le total de la dotation globale de fonctionnement s'élève à 233 927€ pour 2019. M. le Maire a ensuite présenté les chiffres clés du budget communal : dépenses et recettes de fonctionnement de 996 690.95€ et dépenses et recettes d'investissement de 614 629.44€, l'ensemble du budget s'élève à 1 611 320.39€.

Ensuite, il a détaillé à l'assemblée les recettes et les dépenses d'investissement. Parmi les plus importantes notons, l'achat d'un terrain près de la mairie à Cressensac pour un futur projet scolaire (140 335€), l'aménagement d'un logement près de la Poste de l'Hôpital Saint-Jean (115 000€), la restauration de la maison Drouin à Cressensac (56 000€), la réfection du fronton de l'église de Sarrazac (20 000€) et une opération cœur de village à Cressensac (40 000€). Le total des investissements programmés est de 481 662.28€. Le choix du conseil municipal a été de ne pas augmenter la part communale des impôts en 2019. Les taux moyens pondérés des taxes qui ont été votées sont : 9.14 % pour la taxe d'habitation, 15.42 % pour la taxe foncière sur le bâti et 132.48 % pour la taxe foncière sur le non bâti. Concernant cette dernière taxe eu égard les différences entre les deux communes historiques, un lissage sur 12 ans a été décidé.

Quatre projets importants ont été proposés à moyen terme : Réfection des trottoirs sur l’ancienne N20 avec enfouissement des lignes sur Cressensac, opération cœur de village dans le bourg de Sarrazac, aménagement espace cuisine à la salle des fêtes de Cressensac et la réfection de la toiture de l’église de Valeyrac.

Quelques dossiers en cours ont été évoqués :

  • Le PLUi-H sera de la compétence de Cauvaldor, il sera probablement voté avant fin 2020. En attendant ce sont les PLU des communes historiques qui s'appliquent. L'enquête publique aura lieu après les élections municipales de mars 2020,
  • La commission communale médicale a travaillé pour l'arrivée des médecins : le Dr Galley est arrivé en octobre 2018 et le Dr Magand arrive en octobre 2019. H. Fenni a remercié les infirmières pour la mise à disposition des locaux,
  • Suite à la rencontre du 20 mai avec les responsables de La Poste, il est confirmé que la Poste de Cressensac restera en régie et qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir sur sa pérennisation en tant que Bureau de Poste.
  • Concernant le déploiement des compteurs LINKY, cela commencera à partir de décembre 2019. Il sera réalisé par ENEDIS, entreprise publique et gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. Une réunion aura lieu avec les élus en juin. Enfin une permanence d’ENEDIS se tiendra à la Mairie afin de renseigner les habitants.

Aujourd’hui, 19 associations sont soutenues financièrement par la commune avec des aides allant de 50 € à 700 €. Une convention particulière existe avec l’association Multirencontres du Rionet. Plus de 30 évènements associatifs sont organisés sur une année civile avec le soutien de la commune (Salle polyvalente, Subventions…). Un projet de rencontre avec les associations est prévu pour septembre-octobre 2019.

H. Fenni a conclu son intervention en présentant 7 enjeux pour l'avenir de notre commune :

  1. Maintien des commerces de proximité
  2. Accueil de nouvelle population – PLUI-H
  3. Soutien au bien vieillir
  4. Soutien au monde Agricole – PLUI-H
  5. Offre de soins – Maison Médicale
  6. Maintien des services publics de proximité - POSTE
  7. Développement du Numérique

H. F et J-F S

H. Fenni a ensuite invité les habitants présents à s'exprimer. Vous trouverez ci-dessous les questions et les réponses des deux débats. A noter que les questions similaires ont été regroupées pour plus de lisibilité.

Q : Les déchetteries de Martel, Souillac et Vayrac sont loin. Ne pourrait-on pas installer une benne pour les encombrants un jour par semaine et a minima qu’un rappel des consignes de tri paraisse dans le journal communal ?

R : Ce sujet a déjà été abordé par le passé. Nous n'avions pas eu l'accord pour une benne car notre commune était trop petite. Aujourd'hui avec la fusion la question se repose et sera étudiée à nouveau. Des élus en ont profité pour noter de nombreuses incivilités dans les conteneurs. Un habitant a répondu que ,malgré tout, depuis leur mise en place des progrès dans le tri avaient été faits. Certains participants ont évoqué la mise en place de conteneur avec filtre pour ne pas pouvoir déposer des objets trop volumineux. A noter que le SYDED interviendra cette année dans les écoles pour instruire nos enfants sur le tri des déchets. Des habitants ont évoqué le dépôt de déchets par des gens issus de Corrèze…Un projet est à l'étude au sein de Cauvaldor pour l'installation de conteneurs individuels.

 

Q : Que compte faire la mairie pour sécuriser le bourg de l'Hôpital Saint-Jean ? Depuis la mise en place des stops, certains traversent le village rue à vive allure.

R : Le maire acquiesce à ce constat, tout en relevant que seuls deux accrochages ont été à déplorer au cours des dernières années.  Il rappelle qu’une étude a été menée par le Service du transport routier (STR) du département qui a proposé des solutions. La pose de ralentisseurs ne parait pas opportune dans notre cas. En revanche, l’installation de panneaux « rappel : 30km/h » paraît pertinente.

 

Q : Si une nouvelle école était construite à Cressensac, cela entrainerait implicitement la fermeture des trois écoles actuelles. C'est important car cela peut conditionner le choix de familles voulant s'installer. De plus quel serait le devenir des locaux scolaires actuels ?

R : Aujourd'hui la mairie est en passe d'acquérir un terrain pour éventuellement construire une école regroupée. Cependant aucune décision n'est prise et le débat est ouvert. Il y a cette année 105 élèves, 95 l'an prochain. A ce jour, pas de menace de fermeture de classe mais avec un risque avéré pour l'avenir. Aujourd'hui, nos écoles ne sont plus adaptées, les normes de sécurité ont évolué. Il est prévu d'étudier différentes hypothèses de regroupement scolaire. La venue d'enfants scolarisés de Gignac est de plus en plus probable étant donné que le RPI entre Gignac et Nadaillac en Dordogne est voué à disparaitre.

Un projet scolaire est financé aujourd'hui à 80 %. En ce qui concerne les locaux qui deviendraient abandonnés, le financement pour leur restructuration s'échelonne entre 50 et 80% de subvention. On peut penser que les locaux de Cressensac pourraient intéresser la crèche et le RAM, ceux de l'Hôpital St-Jean, la partie administrative du Rionet et ceux de Sarrazac, des locaux pour les associations ou la transformation en logements communaux. Il y aura construction d'une nouvelle école que si les projets de réhabilitations des anciens locaux sont avérés. Aujourd'hui, nous avons une capacité financière saine qui incite à bâtir une école adaptée à l'avenir. A noter que cette thématique a suscité un large débat dans la salle.

 

Q : Pour réhabiliter les locaux devenus vacants, une commission est-elle possible avec différents partenaires comme le Rionet et les associations ?

R : Le maire est tout à fait favorable à cette idée. Il a toujours préconisé de travailler ensemble et avoir la volonté de trouver des solutions pérennes. Il estime que les élus ne doivent pas travailler en vase clos sur ce sujet, mais en discuter, notamment avec le tissu associatif. Cette question de la reconversion des écoles actuelles a nourri la discussion.

 

Q : Y a-t-il des enfants de la commune dans d'autres écoles que les nôtres ?

R : Un débat s’ouvre sur les érosions d’effectifs constatées en direction de Brive, Nespouls, les Quatre Routes, compensées par des apports de Cuzance et Gignac.

« Fermer des classes à l’HSJ et Sarrazac sera un crève-cœur pour les habitants de la commune, mais c’est le vent de l’histoire » : une école nouvelle verra le jour à Cressensac.

« Avoir une vision à 5, 10 voir 15 ans est fondamental »

 

Q : En lien avec la nouvelle école, si elle était construite, que deviendrait le ramassage scolaire ?

Le ramassage effectué par le Conseil départemental serait maintenu et adapté. M. le Maire a rappelé que le ramassage point à point n'existait plus sur Sarrazac depuis de nombreuses années. Actuellement ce service sur Cressensac coute 18 000 €. 

 

Q : Quelle échéance pour la nouvelle école ?

R : M. le Maire a esquissé le calendrier suivant : achat du terrain finalisé fin 2019, premières études avec des hypothèses de travail en 2020, début des travaux été ou automne 2020 pour une ouverture de l'école à nos enfants à la rentrée de septembre 2021.

 

Q : Acheter un terrain de 13 000 m2, n'est-il  pas trop ambitieux ?

R : Ce terrain ne sera pas exclusivement consacré à la nouvelle école. Une Opération d'aménagement programmée (OAP) est à l'étude dans le cadre du PLUi-H ; celle-ci prévoit une zone pour l'école, un  parking, un accès au stade et un espace foncier destiné à l'habitation.

 

Q : Quel est le devenir du terrain de foot sachant qu'il n'y a plus d'équipe à Cressensac ?

R : A ce jour le terrain est prêté à un autre club, il est entretenu par ce club.

 

Q : Une restauration du club House est-elle envisagée ?

R : Le maire a souligné qu'effectivement il est vieillissant et que ce bâtiment mérite une restauration.

 

Q ; Quid du lotissement à Cressensac ?

R : Le maire répond que des maisons vont être construites - hors lotissement- à la Combe de la Salle (2 déjà engagées + 2 ou 3 envisagées sous l’égide d’un promoteur).  Les réseaux correspondants sont prévus.

Le maire souligne que s’agissant de terrains privés, la commune ne peut avoir qu’un rôle de facilitateur. Pour le reste il faut attendre la sortie du PLUi-H.

 

Q : Pourquoi n'y a t-il pas de réunion sur les projets de zones constructibles qui seront intégrées au PLUi-H ?

R : A ce jour le PLUi-H est en phase d'études. Cauvaldor est à la manœuvre mais les services de l'état vérifient la compatibilité avec la loi NOTRe et ses textes corollaires. Aujourd'hui, les services de l'état n'ont pas encore étudié les terrains de la commune. Il ne semble pas judicieux de faire une réunion basée que sur des hypothèses…Il a aussi été rappelé que la loi NOTRe prévoit une réduction globale de 30% des terrains constructibles, ce qui suppose une chasse au mitage et à l’inverse la réalisation de constructions nouvelles plus proches des centres bourgs.

 

Q : Existe-t-il un projet d'extension de la crèche ?

R : Sur l’extension jugée bientôt nécessaire, le maire précise que la compétence « petite enfance » appartient à Cauvaldor et qu’il n’y a pas de projet d’extension validé à ce jour. Il souligne que le Rionet est implanté sur deux sites, Cazillac et Cressensac. Les effectifs sont gérés selon les places disponibles.

Même réponse pour les assistantes maternelles.

Si une extension devait se faire, elle se fera « par le bas ». Le RAM pourrait migrer vers l’école si celle-ci était libérée.

 

Q : Où en est-on avec l'arrivée de la fibre optique sur la commune ?

R : A la demande du maire, Jean-François Salze a fait un point d’avancement sur ce dossier. Les départements du Lot, de l'Aveyron et de la Lozère se sont associés pour bénéficier de tarifs intéressants. Un plan numérique a été établi et prévoit dans les 5 ans l'accès à la fibre pour chaque habitant. La commune sera équipée à priori, en 2022 s'il n'y a pas de retard. Le projet d'équipement par radio WIFI de la zone blanche de la Tourmente a été abandonné par le département. Les habitants de cette zone devront malheureusement attendre aussi cette échéance, sauf à se rabattre sur des solutions plus onéreuses (paraboles). En conclusion, de la patience pour tous avant de voir arriver 100 Mbits/s à nos portes. A noter que les bourgs seront alimentés en fibre enterrées et les petits hameaux en fibre aérienne. Ces gros travaux seront exécutés par la société Orange et ses sous-traitants.

 

Q : Obligation d’élaguer autour des câbles Télécom ?

R : J-F Salze rappelle l’obligation de débroussailler la végétation autour des poteaux porteurs des câbles téléphoniques (lesquels alimentent les box internet et les lignes filaires). En effet, toute interférence sur ces câbles est de nature à affecter notamment le débit des box.

Les propriétaires des parcelles concernées se verront rappeler très prochainement par la mairie leurs obligations en la matière. A défaut de réalisation, la commune fera procéder aux travaux d’élagage aux frais des propriétaires défaillants.

 

Q : Précision sur la politique Habitat du PLUi- H

R : J-F Salze informe l’assistance de moyens proposés par Cauvaldor destinés à fluidifier l’accès à l’habitat :

- Mise en place d’une taxation sur les logements vacants (selon revenus)

- Mise en place d’une aide à l’amélioration de l’habitat pouvant aller jusqu’à 6 000€ (selon revenus)

 

Q : Sommes-nous obligés de faire installer un compteur LINKY ? La réunion prévue avec les élus peut elle être ouverte aux habitants ?

R :  Le maire précise que la commune n’a pas la main sur ce dossier, qui suscite des réserves chez certains. Il rappelle qu’un abonné ne peut refuser l’installation du nouveau compteur s’il est accessible depuis la voie publique. Dans le cas contraire, ENEDIS doit demander une autorisation d’accès à l’abonné qui pourra la refuser (sauf dommage ultérieur sur l’ancien compteur). A ce jour ENEDIS ne souhaite rencontrer que les élus, la question leur sera posée.

 

Q : Pourrait-on avoir des précisions sur le logement à coté de la Poste de l'Hôpital Saint-Jean qui va être rénové ?

R : ce logement est à coté de l'Agence postale communale (APC) côté sud. Il y a quelques années la mairie avait refait le toit et installé un chauffage à granulés conséquent pour le logement au-dessus de l'APC qui serra commun l'hiver prochain aux deux logements. Il est composé de deux chambres et d'un petit terrain à l'arrière. Il sera loué en fin d'année. Nous avons besoin de locatif sur la commune, ce logement complètera l'offre disponible. A noter qu'un emprunt a été fait pour la remise en état. La location a été étudiée afin qu'elle rembourse les mensualités du crédit pour les travaux. A terme le montant du loyer sera reversé dans le budget communal.

 

Q : Les deux secrétaires de Maire vont-ils perdurer suite à la fusion ?

R : Oui, il y aura toujours une secrétaire à la mairie déléguée : Mme V. Besserves et un secrétaire à la mairie de Cressensac : M. K. Paterne. A noter que chaque matin Virginie passe voir son collègue afin d'harmoniser leurs tâches, il y a échange quotidien d'informations entre eux. Mme A. Beigné reste à l'accueil.

 

Q : Pourquoi changer des points lumineux ?

R : L'opération consiste à remplacer des lampes à vapeur de mercure consommatrices d'énergie par des lampes LED moins énergivores. Ces points lumineux sont essentiellement sur la commune historique de Cressensac. In fine, l'objectif est la baisse de la consommation donc des frias de fonctionnement.

 

Q : Comment s'est fait le choix pour la location du presbytère de l'Hôpital Saint-Jean ?

R : M. le Maire a demandé à M. Marc Rossburger, 2ème adjoint d'intervenir. Le choix s'est porté sur les candidats les plus solvables afin d'éviter les risques de non-paiement des loyers. Par le passé la commune a du procéder à une expulsion ce qui est toujours une opération délicate. A noter que de logement devrait être occupé par le Dr Magand, notre nouveau médecin, en fin d'année.

 

Q :  Pourquoi les cantonniers ont enlevé « en 24h » les gerbes déposées à l’occasion des commémorations du 8 mai, ce qui manifeste un manque de respect envers les victimes de guerre qu’on prétendait honorer ?

R : Le maire indique que les pots sont bien réutilisés par la suite dans un souci de développement durable mais reconnait qu’en l’espèce il y avait eu une réelle maladresse. Il donnera à l’avenir les instructions voulues pour éviter le retour de ces errements.

A la demande d’un autre intervenant, le maire retient l’idée de fermer la route par arrêté le temps des cérémonies, pour en assurer le bon déroulement.

 

Q : Quel avenir pour la boulangerie de Cressensac ?

Plusieurs intervenants regrettent la « mise en sommeil » de la seule boulangerie-pâtisserie du bourg de Cressensac et souhaitent une intervention de la commune.

M. Rossburger indique qu’en liaison avec M. G. Louradour, président de la commission économique, des contacts seront pris avec M. Coste pour faire le point de la situation et envisager dès que possible une relance de l’activité sous une forme ou sous une autre.

 

Q : Il existe des dépôts sauvages aux hameaux de Martignac et de Neyragues…

R : Le maire prévoit de faire installer des panneaux d’interdiction.

M R et J-F S